Acupuncture – le commencement

mveilleuxac

Après de nombreuses années à accomplir des tâches administratives dans différentes entreprises, j’ai décidé de retourner aux études pour devenir acupunctrice. À près de 40 ans, j’entreprenais un programme de trois ans d’études au Collège de Rosemont que je terminais en 2013. Cette aventure allait me permettre de me rapprocher de ma nature profonde de plus en plus.

J’éprouve beaucoup de satisfaction lorsque dans ma profession, je reçois une personne que je pourrai aider, tant par mon écoute que par les effets du traitement d’acupuncture que je lui aurai prodigué. Je savais que j’aimais aider les gens, je l’avais expérimenté dans le service à la clientèle et j’avais besoin d’aller plus loin dans cette direction. Il y a tant de souffrance dans notre monde et je savais que je pourrais en comprendre plus d’une.

Dans les années 90, j’ai eu deux accidents de voiture qui allaient probablement changer le cour de ma vie définitivement. Chacun d’eux a laissé des traces qui n’ont pas parues immédiatement, mais des années plus tard, les longues heures de travail à l’ordinateur allaient avoir raison de mon endurance physique et il n’était plus question de continuer comme cela avec une cervico-brachialgie aussi débilitante. L’acupuncture s’est donc imposée à moi, non pas juste comme thérapeutique, mais comme solution à améliorer ma qualité de vie.

Les traitements de physiothérapie, les massages, l’acupuncture, le yoga, la chiropractie et les exercices de réadaptation n’allaient que me permettre de réintégrer mon milieu de travail de façon temporaire. Le médecin qui me suivait l’avait bien comprit, mais il ne pouvait pas me le dire en ces mots. De mon côté, je me suis battue contre vents et marrées pour obtenir du temps partiel dans mon milieu de travail. À cette époque, mes besoins financiers me permettaient de travailler seulement trois jours par semaine et, alors que je demandais à mon employeur de réduire mes heures de travail, je me faisais dire que ce n’était pas possible. Je refaisais mes calculs et le bilan de mon état de santé et cet obstacle devenait de plus en plus difficile à surmonter. J’ai donc passé toutes les professions en commençant par la lettre A et envisagé toutes les possibilités en passant par plombier et électricien pour en revenir au A et choisir l’acupuncture.

Au Québec, les acupuncteurs sommes privilégiés, la profession d’acupuncteur se pratique après seulement trois années de cégep, une formation gratuite. L’examen final, reconnu par l’Ordre des acupuncteurs du Québec, nous donne le droit d’exercer ce métier de façon autonome. Il y a bien entendu quelques obligations à respecter, mais ce n’est que peu de choses pour avoir le privilège d’exercer cette merveilleuse profession.

Mylène Veilleux, ac.

Laisser un commentaire

Pour oublier votre commentaire, ouvrez une session par l’un des moyens suivants :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s